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dimanche, 15 avril 2018

La coupée d'un navire

La coupée du navire, en anglais « gangway », le trait d’union entre la terre et la mer.

La franchir c’est aller d’un monde à l’autre, c’est le passage.

port sete, navire,

Ça n’a l’air de rien une coupée, c’est pourtant la passerelle fragile qui nous permet de quitter la terre, la multitude où s’affairent ceux qui vont servir le navire et rejoindre un univers inconnu : des odeurs où se mêlent, le gas-oil, les relents de  graillon venant de la cuisine, de peintures fraîches, de graisse et cette indéfinissable ambiance qui nous font rêver à des horizons lointains et exotiques.

Arrivé à bord je les croise ces hommes venus de la mer, ils sont presque gênés de me regarder tant ils sont marqués par ce long voyage, quelques mots balbutiés en mauvais anglais et en voilà un qui me guide vers le capitaine. Il est toujours en haut le capitaine ! Et c’est une montée des escaliers étroits et abrupts.

Il nous laisse dans le bureau et s’éclipse prestement.

 Voilà le capitaine ! Quelque fois serré dans un uniforme chamarré de galons par respect ou par vanité, quelque fois plus simplement vêtu. Il me reçoit comme un copain ou comme un hôte important sachant qu’il aura besoin de moi pendant toute l’escale.

Tout de suite, en guise de bienvenue, un cadeau est parfois offert mais toujours un café, un thé…. Et le travail commence : l’appel des documents à récupérer, les demandes et les besoins précis du navire, les cadences et les moyens de chargement, déjà les prévisions de départ…..

Et c’est le retour  vers l’autre monde avec mes  promesses de retour, accompagné d’un marin, la descente des escaliers raides et exiguës, cette odeur de cuisine, ces visages curieux et éphémères qui me scrutent.

Ca y est, le navire m’a possédé, pour quelque jour il sera mon but, l’objet de mes efforts et de mes attentes jusqu’à son départ.

Ça n’a l’air de rien une coupée.port sete, navire,

F.P.

samedi, 24 mars 2018

Pluie et déchets, une belle mixture !!

En cette matinée froide et pluvieuse, les bénévoles ont été présents et ont tenu le coup malgré la pluie qui tombait par déluge sur Sète ce matin.

La pêche a été bonne sous l'eau et sur l'eau. Chacun avec sa pince et son ciré, les autres avec leur masque, bouteille ou apnée et tuba.

Josiane fut horrifiée de voir tous les polystyrènes dans les rochers. Eh oui, voilà un des poisons principal qui tue les animaux marins et qui pollue nos océans. D'où viennent ils ?  Pas difficile à comprendre nous sommes un port de pêche et la plupart des déchets viennent  de là. Mais n'oublions pas la ville qui par des poubelles pas fermées ou vidées à temps laissent partir des bouteilles, sacs plastiques, qui deviennent maintenant plus gros et épais, cannettes, filets etc.. sans oublier dans l'eau un magasin de pneumatiques gratos !!!

port sete, déchets port,

Bref, Sète port de pêche à poissons, port de pêche à déchets. Heureusement que tous les deux ans il y a un évènement...pour nettoyer ces horreurs non ramassées régulièrement à l'année mais surtout laissées par les inciviques, une race dure à cuire....

 

Un très très grand merci à tous les membres des "Gardiens de Thau ses ports et sa Lagune" qui malgré le temps sont quand même venus  et ont tenu le coup  sans oublier tous les autres bénévoles qui ont voulu que leur ville soit presque propre pour la venue de milliers de visiteurs. Un grand courage à l'association "L'Odyssée Plongée" qui a plongé dans une eau non seulement fraiche mais aussi de vase à pétrole.!!!

Maintenant, nous allons aiguiser nos pinces naturelles pour la semaine Escale à Sète ou vous pourrez nous retrouver aux coins stratégiques : quai Maroc et Criée.

port sete, déchets port,

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Merci à Martine et Francis pour les photos qui sont dans l'album à gauche

lundi, 12 février 2018

DANS LE PORT DE SETE , LE NAVIRE DE DEMAIN ?

Pour cet article pas de présentation spécifique des divers aspects du port de Sète mais un coup de projecteur est donné sur un type de navire dont la démarche quant à sa construction et son principe nous on parut intéressant quant à la limitation des agressions de tous ordres sur notre environnement.

Le navire E-SHIP 1 est venu s’accoster plusieurs fois à Sète (voir photos). Avec ses 4 imposants mâts rotor, c’est le plus gros bateau (130m) à utiliser la propulsion éolienne qui lui permet d’économiser de 30 à 40% de carburant.

Ce n’est pas la panacée, en termes de protection environnementale, mais c’est une approche intéressante des possibilités techniques qui s’offrent à nous afin de limiter aussi bien la pollution que la consommation de carburants.

Ce navire utilise un principe de physique qui s’appelle « l’effet Magnus » : il s’agit d’un système de propulsion composé de gros cylindres verticaux en rotation capable de produire une poussée longitudinale lorsque le vent est sur le côté.

Les moteurs diésel utilisés seuls pour les manœuvres portuaires uniquement  produisent de l’électricité qui alimente 4 moteurs électriques entrainant les 4 rotors verticaux (4 mats de 27 m de haut et de 4 m de diamètre permettant ainsi un mode de propulsion éolien en mer en captant le vent par l’effet Magnus. La récupération des gaz d’échappement du diesel-alternateur participe aussi à la production d’électricité donc rien ne se perd pour aboutir au final à une propulsion « propre ».

Ce système d’alternateur éolien fonctionnant en moteur permet une vitesse de 17 nœuds (31 km/h) par vent de force 7. Le navire dispose également de 2 propulseurs d’étrave et d’un propulseur arrière. Ainsi donc, la combinaison d’un moteur classique avec la force du vent permet non seulement une économie substantielle de carburant mais aussi une propulsion beaucoup moins polluante.

Le navire E-SHIP 1 fabriqué à Kiel appartient à la société allemande Enercon n° 3 mondial de la fabrication d’éoliennes. Il a été mis en service en 2010.

Sur les photos nous le voyons décharger des…… parties d’éoliennes sur le quai E à Sète.

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D’autres navires expérimentaux obéissants au même principe ont été construits : « L’Alcyon » de Jean-Yves Cousteau en 1980 et le « Calypso  II dont le projet fut abandonné à la mort du Commandant Cousteau.

Gageons que ces nouvelles techniques, encore hélas expérimentales et appliquées à petites échelles, participeront dans l’avenir à la conception et à la réalisation de navires plus respectueux de la nature.

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F.P.

mardi, 30 janvier 2018

Connaissance du Port de Commerce de Sète

Un autre aperçu du Port de commerce afin de connaître le territoire portuaire de Sète-Frontignan bien souvent méconnu du citoyen.

LE TERMINAL VRAQUIER -

Comme on le voit de loin le terminal vraquier du port de Sète !! C'est la première infrastructure que l'on remarque en rentrant à la ville de par la présence de ses gigantesques  grues, telles des échassiers attendant la becquée au bord de l'eau
Le terminal vraquier ou minéralier et situé sur la partie Est du Port de Sète, il est constitué de large terre-plein ainsi que divers hangars destinés à stocker les produits importés, en majorité ou exportés. Son quai est en eau profonde soit 13,50 m de tirant d'eau pouvant accueillir les plus gros navires que le port peut se permettre à l'accostage. Comme son nom l'indique ce terminal est dédié à recevoir de la marchandise en vrac ou pondéreuse.
Il y a là quatre grues face à la mer : à gauche la Delattre, au centre les deux 16 tonnes, à droite la Mague, ce sont pas ses appellations que les manutentionnaires, perdus dans ce gigantisme, reconnaissent leurs outils de travail.

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Elles attendent, immobiles, l'arrivée des bateaux, elles étireront alors leur long cou pour saisir, en cadences, la marchandise venue de loin.

C'est ainsi que se déchargeront le soja, le charbon, le phosphate..... saisis par des bennes en godet, comme des pinces de crabes, vont alimenter le convoyeur à bande placé sous la trémie de chaque grue. C'est ce que l'on appelle « travailler en kangourou », la trémie est placée sous la grue (voir photo) pour éviter tout déplacement giratoire. Un circuit de convoyeurs à bande va stocker la marchandise soit dans les hangars directement soit sur le quai à l('aide de gerbeurs qui façonnent les stockage à quai.

Les quais accueillant les  navires minéraliers et équipés de cette façon sont le quai I3 et le quai I2.

Il faut voir la nuit, à la lumière blafarde des projecteurs, contre ces  quais luisant d'humidité, ces navires venus de loin se faire décharger, en cadence, avec le mouvement lents de ces géants d'acier.

Les quai I3 et I2 ont le tirant d’eau le plus important du port, soit : 13,5 m, c’est, en fait la profondeur à l’aplomb du quai. Ils peuvent recevoir des navires type « panamax » appelés de cette façon car ils ont la taille maximum pour passer le Canal de Panama ( les écluses), environ 32m de large et 294 m de long. Ces navires ont une capacité utile d’environ 75 000 tonnes de charbon en vrac.

A côté du quai I2 cohabite un quai à péniches avec trémie destiné à charger des barges de 1100 tonnes au maximum pouvant remonter le Rhône.

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Navire en cours de déchargement sur le quai I3.

Rédacteur : F.P.