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jeudi, 01 février 2018

Joutes publiques "MARINA" salle Tabouriech

C’est dans une salle trop petite que s’est déroulée le mercredi 31 janvier une réunion publique concernant le projet de « quai à yachts » présenté par le Port de Sète. Surpris par l’affluence, les organisateurs ont dû rajouter des chaises tant l’attente du public était grande.
La salle était nettement coupée en deux entre les pros-projet et les antis-projet.
M. Jean Claude Gayssot, Président du Port, a ouvert la séance dans une envolée lyrique dont il a le secret, le tout, sous le scepticisme bruyant des antis.
Le porteur du projet, l’américain IGY avait mandaté son commercial qui, diapositives à l’appui mais sans aucun chiffrage en main, a vanté les qualités économiques voire mêmes civilisatrices et humanitaires de ce projet prévoyant l’accostage au quai d’Alger et du Maroc d’une dizaine de yachts de luxe. Il s’est attardé sur les retombés bénéfiques sur le local (emplois, services, etc…) sous les applaudissements des pros et les quolibets des antis. IGY, paravent des Emirats, a été présenté comme un Messie bienfaiteur tel  un évangélisateur  venu secourir des Sétois égarés.
Cette réunion, présenté comme un échange entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas a vite tourné en débat stérile qui aurait fait les délices d’un Pagnol en mal d’inspiration. En effet, ce fut un art de voir à quel point les questions précises ont été éludées, feintées, avec pléthore de hors sujets et de « dégagements en touche ». M. François Liberti, jouteur oratoire redoutable, a recentré le débat en qualifiant le projet de « hangar à bateaux » faisant fi des visions « bisounours » des instigateurs du projet et au grand dam du « porteur de micro ».
Aux questions, pas de réponses précises de la part des représentants du port qui se sont limités au final à compter sur ce projet pour pouvoir prévoir des investissements portuaires….. Triste fin.
En conclusion, M. Gayssot a reconnu que le débat sera long et semble disposé à de nouvelles consultations de la population. Un vœu a été émis : celui d’un référendum ce qui aurait l’avantage de clarifier les choses.
La réunion s’est terminée dans un brouhaha général, les deux camps se séparant en attente d’une prochaine joute. Une absence de marque a été remarqué celles des élus représentant la ville qui auraient peut-être eu leur mot à dire mais qui ont préféré jouer le rôle du « bel indifférent ».

F.P.

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 le sauveur des Sétois

20180131_193414.jpgloupe

 

 

 

mardi, 30 janvier 2018

Connaissance du Port de Commerce de Sète

Un autre aperçu du Port de commerce afin de connaître le territoire portuaire de Sète-Frontignan bien souvent méconnu du citoyen.

LE TERMINAL VRAQUIER -

Comme on le voit de loin le terminal vraquier du port de Sète !! C'est la première infrastructure que l'on remarque en rentrant à la ville de par la présence de ses gigantesques  grues, telles des échassiers attendant la becquée au bord de l'eau
Le terminal vraquier ou minéralier et situé sur la partie Est du Port de Sète, il est constitué de large terre-plein ainsi que divers hangars destinés à stocker les produits importés, en majorité ou exportés. Son quai est en eau profonde soit 13,50 m de tirant d'eau pouvant accueillir les plus gros navires que le port peut se permettre à l'accostage. Comme son nom l'indique ce terminal est dédié à recevoir de la marchandise en vrac ou pondéreuse.
Il y a là quatre grues face à la mer : à gauche la Delattre, au centre les deux 16 tonnes, à droite la Mague, ce sont pas ses appellations que les manutentionnaires, perdus dans ce gigantisme, reconnaissent leurs outils de travail.

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Elles attendent, immobiles, l'arrivée des bateaux, elles étireront alors leur long cou pour saisir, en cadences, la marchandise venue de loin.

C'est ainsi que se déchargeront le soja, le charbon, le phosphate..... saisis par des bennes en godet, comme des pinces de crabes, vont alimenter le convoyeur à bande placé sous la trémie de chaque grue. C'est ce que l'on appelle « travailler en kangourou », la trémie est placée sous la grue (voir photo) pour éviter tout déplacement giratoire. Un circuit de convoyeurs à bande va stocker la marchandise soit dans les hangars directement soit sur le quai à l('aide de gerbeurs qui façonnent les stockage à quai.

Les quais accueillant les  navires minéraliers et équipés de cette façon sont le quai I3 et le quai I2.

Il faut voir la nuit, à la lumière blafarde des projecteurs, contre ces  quais luisant d'humidité, ces navires venus de loin se faire décharger, en cadence, avec le mouvement lents de ces géants d'acier.

Les quai I3 et I2 ont le tirant d’eau le plus important du port, soit : 13,5 m, c’est, en fait la profondeur à l’aplomb du quai. Ils peuvent recevoir des navires type « panamax » appelés de cette façon car ils ont la taille maximum pour passer le Canal de Panama ( les écluses), environ 32m de large et 294 m de long. Ces navires ont une capacité utile d’environ 75 000 tonnes de charbon en vrac.

A côté du quai I2 cohabite un quai à péniches avec trémie destiné à charger des barges de 1100 tonnes au maximum pouvant remonter le Rhône.

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Navire en cours de déchargement sur le quai I3.

Rédacteur : F.P.

 

 

vendredi, 26 janvier 2018

Aperçu de la réglementation des navires à quai dans le Port

Les navires à quai, qu’ils soient en opérations commerciales ou non restent soumis à une réglementation toute la durée de l’escale.  Cette réglementation portuaire est mise en œuvre par la Capitainerie qui donne les autorisations au coup par coup et ceci dans un souci de sécurité et d’intégrité du navire ainsi que des abords immédiats.

C’est l’agent maritime, représentant dans ce cas le navire et l’armateur, qui fait l’intermédiaire et soumet à la Capitainerie les demandes du Commandant.

En voici quelques exemples 

Types d’opérations à quai soumises à autorisation :

  • Travaux de peintures sur la coque du navire
  • Travaux d’entretien sur les infrastructures
  • Travaux d’entretien sur la machine
  • Travaux de réparation sur le navire avec intervention de feux nus (travaux de soudure…)
  • Exercice de sauvetage à quai à la demande du Commandant avec débarquement de radeaux ou d’embarcations de sauvetage et lances à eau en action côté mer.

En principe la machine du navire tourne même si le navire est à quai, ne serait-ce que pour fournir l’électricité avec les générateurs. En cas d’arrêt de la machine pour intervention technique le Commandant doit en faire la demande à la Capitainerie. De  même, le « ramonage » doit se faire sous autorisation et, en principe, effectué sur rade. (voir  ce récent souci sur le port)

  • Intervention d’un camion-pompe pour des interventions de pompage des eaux de soutage (sludges) – les eaux usées.
  • Intervention de camions d’avitaillement en soutage (gaz oil).

Concernant le soutage par camion ou par barge pétrolière la réglementation est particulièrement précise : le Commandant doit rester en contact avec la Capitainerie par VHS toute la durée du soutage, un pavillon particulier doit être amené. Une annonce du navire à la Capitainerie doit être faite avant et après le soutage.

C’est la Capitainerie, par l’intermédiaire de l’agent, et par écrit, qui dicte au navire les mesures à appliquer.

Réglementation propre à certains produits débarqués :

Un exemple : Les Ammonitrates :

Les ammonitrates sont partie prenante dans la production d’engrais chimiques. Cette marchandise est particulièrement sensible car elle peut être instable et devenir explosive sous certaines conditions. Le port de Sète en a importé régulièrement (j’ignore si ce trafic est maintenu actuellement)L L’ammonitrate est conditionné en big bags de 1 tonne.

Ce produit est soumis à une réglementation particulière :

  • Visite d’un expert maritime à bord à l’arrivée sur rade du navire pour constater l’état de la marchandise. Si le feu vert est donné : accostage.
  • A la fin de chaque journée de travail le navire doit aller sur rade et revenir le lendemain.
  • Présence d’un garde-feu tout le long des opérations commerciales
  • Soutage autorisé hors de la période d’opérations commerciales (déchargement)
  • Mise en place d'un équipement anti-incendie le long du bord

Il incombe à la Capitainerie de contrôler la bonne application de la réglementation pour des raisons évidente de sécurité.

Ceci n’est qu’un aperçu des contraintes règlementaires auxquelles sont soumis les navires même à quai.

Nous nous apercevons donc qu’un navire de commerce à quai n’est pas livré à lui-même pendant son escale mais continue à obéir à une réglementation portuaire.

 rédacteur : F.P.

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L'Air pur des quais de Sète

Notre sentinelle préférée nous a signalé une pollution de l'air à Sète provoquée par un bateau qui ramone sa cheminée...normalement sous autorisation !!!

A t on prévenu les asmathiques  ou les gens sensibles des poumons ou atteints d'un cancer ? En tout cas ils en ont eu plein les naseaux et pour une fois gratuitement à Sète.

Pas la peine de décrire l'atmosphère, les photos suffisent pour comprendre.

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samedi, 06 janvier 2018

Meilleurs Voeux 2018

En ce début d'année, toute l'équipe se réunit pour vous souhaiter

une bonne et heureuse année 2018.

Que cette année vous apporte le plus de bonheur possible accompagné d'une santé florissante.

Par la même occasion, si vous désirez connaître l'équipe et toutes les actions que nous menons pour l'environnement et tous les êtres qu'il porte, nous vous donnons RV :

le mercredi 17 janvier à 17H

à la maisons de la vie associative, rue des moulins à vent, quartier des pierreries à Sète.

Veuillez vous inscrire au : gardiensdethau@gmail.com ou 06.09.93.63.31

A bientôt de vous rencontrer.

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