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jeudi, 14 juin 2018

Lie de Vin, le port t'aime

Des hectolitres de vins traités et autres produits chimiques sont déversés chaque jour dans les canaux de
Sète. C'est le constat qu'à pu faire  notre 'association des "Gardiens de Thau ses Ports et sa Lagune" à la réception de photographies envoyées de manière anonyme sur leur boîte mail gardiensdethau@gmail.com.( Photos du 24 mai 19h)
C'est par ce canal sous-terrain que les substances rejoignent les canaux reliant l'étang de Thau à la mer méditerranée.

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Ce n'est pas faute de signaler régulièrement aux autorités portuaire ce problème sur la surface de l'eau du canal, mais rien n'y fait. A chaque signalement on me dit "c'est rien ce n'est que de la lie de vin, ils sont aux normes" donc on peut continuer, la conscience tranquille à laisser faire….

Pour avoir fait notre enquête sur ce perpétuel rejet, il s'avèrent que la société en question rejette tous les jours directement par ce trou béant. Derrière le bateau fantôme et poubelle ( Rio Tagus) prêt à couler par la rouille, ce trou est bien caché aux yeux de tout le monde surtout de ceux qui ne veulent rien faire….

Il est certain que penser à mettre des bateaux- ventouse de riches est plus rentable que de mettre ce qu'il faut pour éviter des pollutions de ce genre car la lie de vin s'accompagne d'autres produits y a t ont pensé ? L'enquête est une option politique alors……….polluer c'est mieux!

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lundi, 12 février 2018

DANS LE PORT DE SETE , LE NAVIRE DE DEMAIN ?

Pour cet article pas de présentation spécifique des divers aspects du port de Sète mais un coup de projecteur est donné sur un type de navire dont la démarche quant à sa construction et son principe nous on parut intéressant quant à la limitation des agressions de tous ordres sur notre environnement.

Le navire E-SHIP 1 est venu s’accoster plusieurs fois à Sète (voir photos). Avec ses 4 imposants mâts rotor, c’est le plus gros bateau (130m) à utiliser la propulsion éolienne qui lui permet d’économiser de 30 à 40% de carburant.

Ce n’est pas la panacée, en termes de protection environnementale, mais c’est une approche intéressante des possibilités techniques qui s’offrent à nous afin de limiter aussi bien la pollution que la consommation de carburants.

Ce navire utilise un principe de physique qui s’appelle « l’effet Magnus » : il s’agit d’un système de propulsion composé de gros cylindres verticaux en rotation capable de produire une poussée longitudinale lorsque le vent est sur le côté.

Les moteurs diésel utilisés seuls pour les manœuvres portuaires uniquement  produisent de l’électricité qui alimente 4 moteurs électriques entrainant les 4 rotors verticaux (4 mats de 27 m de haut et de 4 m de diamètre permettant ainsi un mode de propulsion éolien en mer en captant le vent par l’effet Magnus. La récupération des gaz d’échappement du diesel-alternateur participe aussi à la production d’électricité donc rien ne se perd pour aboutir au final à une propulsion « propre ».

Ce système d’alternateur éolien fonctionnant en moteur permet une vitesse de 17 nœuds (31 km/h) par vent de force 7. Le navire dispose également de 2 propulseurs d’étrave et d’un propulseur arrière. Ainsi donc, la combinaison d’un moteur classique avec la force du vent permet non seulement une économie substantielle de carburant mais aussi une propulsion beaucoup moins polluante.

Le navire E-SHIP 1 fabriqué à Kiel appartient à la société allemande Enercon n° 3 mondial de la fabrication d’éoliennes. Il a été mis en service en 2010.

Sur les photos nous le voyons décharger des…… parties d’éoliennes sur le quai E à Sète.

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D’autres navires expérimentaux obéissants au même principe ont été construits : « L’Alcyon » de Jean-Yves Cousteau en 1980 et le « Calypso  II dont le projet fut abandonné à la mort du Commandant Cousteau.

Gageons que ces nouvelles techniques, encore hélas expérimentales et appliquées à petites échelles, participeront dans l’avenir à la conception et à la réalisation de navires plus respectueux de la nature.

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F.P.

mercredi, 07 février 2018

L'activité croisiere du port de Sète

Nous continuons notre connaissance du Port de Sète. 

D’abord timide, l’activité « croisière » du Port de Sète s’est considérablement développée ces dernières années.

En effet, le nombre d’escales qui étaient de 8 en 2009 (2787 passagers) est passé à 37 escales (24000 passagers) en 2016 et 52 escales (50000 passagers env.) en 2017.

Pour pouvoir attirer et conserver cette activité la Région Occitanie a investi dans des nouvelles structures aptes à accueillir ces navires de plus de 200 m dans de bonnes conditions. C’est ainsi que le Môle Masselin, autrefois dédié aux céréales avec le silo détruit depuis, a été équipé en conséquence, de plus, le quai H autrefois terminal cimentier a lui aussi été livré pour ce type de trafic.

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Comme conséquence de cette volonté de la Région, le quai d’Alger et du Maroc (quai d’Honneur) accueillant autrefois les navires de croisière jusqu’à 200 m de longueur (ainsi que les bâtiments de la Marine Nationale) ont été délaissés et abandonnés à certaines convoitises pour des projets en réhabilitation discutables et discutés.

La ville de Sète, elle-même, a dû s’adapter à ce nouveau trafic, notamment son tissu commercial, en particulier concernant les heures d’ouvertures et les services proposés (restaurants, souvenirs, taxi, accueil en langue Anglaise,  etc….) de même pour l’Office du Tourisme.

Concernant la sécurité et suite aux derniers évènements, l’accueil d’un navire de croisière nécessite toute une série d’interventions liées à la sauvegarde des passagers et du navire : présence d’un gardiennage de filtrage aux abords du quai, portiques électroniques, informations auprès de la Gendarmerie Maritime, contrôles sévères des montées à bord, etc…. Malgré cela, les croisiéristes, américains pour la plupart, sont devenus plus timorés et méfiants, cela se remarque surtout sur les sorties proposées à l’escale, elles sont moins prisées et les clients préfèrent rester en ville, non loin du bateau plutôt que d’aller faire des circuits dans la Région.

Il est à noter, concernant les sorties lors des escales que les destinations préférées des clients sont : la Cité de Carcassonne ainsi que le Pont du Gard.

Le même mouvement s’observe, également, sur le port de Port Vendres avec une augmentation notable des escales et un aménagement de ses quais. Actuellement, les navires, selon leur taille doivent rester sur rade et utiliser leurs embarcations d’accostage.

Par la démocratisation de la croisière, il est aisé de prévoir une augmentation de ce type de trafic à Sète dans les prochaines années avec la construction, notamment, d’une nouvelle gare maritime.

F.P.

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lundi, 02 octobre 2017

Vous avez dit "MEGA-YACHTS"

La bonne surprise pour les sétois "pécheurs" qui petit à petit vont disparaître du champ de nos canaux pour laisser la place à des tirelires flottantes.

Oui une bonne idée pour l'économie de la ville mais par contre l'âme et le charme de Sète en sera surement touchés. Nous sommes à une époque ou l'appât du gain est primordiale et il est certain que l'avenir de la pêche est très fragile. Nos océans souffrent de cette agression perpétuelle sur ses ressources que l'homme ne veut pas voir ou en prendre vraiment conscience car les lobbies sont bien trop implantés dans le cerveau de l'homme !

Les Gardiens de Thau ses Ports et sa Lagune, sommes contents car avec l'argent que va récolter l'E.P.R. il y aura enfin une place pour une brigade marine que nous réclamons depuis 6 ans et que toutes les autorités confondues refusaient par soi-disant manque de moyens! là elle en sera obligatoire. Ces bateaux comprennent des équipages à l'année et sont obligés de se libérer de leurs eaux sales et noires qui actuellement se jettent ( par certains irrespectueux) dans les canaux.

Le rappel de cette brigade : son but est de récolter les eaux sales de toutes sortes, de ramasser les macro-déchets dans le port que nous voyons flotter à longueur d'année, d'agir immédiatement sur toutes sortes de  pollutions particulièrement d'hydrocarbures (que nous voyons régulièrement à chaque plein des bateaux à la zone d'avitaillement des pêcheurs et que nous dénonçons depuis presque 7ans...) sans oublier de sensibiliser les usagers du port mais aussi de la ville......et certaines peuvent aussi verbaliser au cas où ! Ne trouvez vous pas que pour protéger l'étang de Thau et la mer cela serait une bonne solution ? En tout cas cette fois nous allons nous y atteler afin que cette brigade existe vraiment !

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