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samedi, 17 août 2013

Cap d'Agde, le port innovateur du Languedoc Roussillon

Enfin un port qui reconnait l'efficacité d'une structure sur l'eau pour lutter contre les diverses pollutions dans son port. Je félicite le directeur du port de la SODEAL que j'ai toujours trouvé très dynamique pour la tache qui lui incombe.

J'ai connu Olivier LAPORTE lors de mon combat contre la pollution d'hydrocarbures dans le port de Séte par un dépôt de plainte contre X auprès procureur de la République. Il m'a présentée la société et j'ai trouvé ce système très efficace pour éviter que le port devienne, encore plus, une vraie poubelle flottante.

Je l'ai présenté, individuellement, à chaque autorités de bassin de Thau et bien sur aux dirigeants du port de Séte et région. Nous en avons parlé lors de ces grandes réunions organisées avec les autorités. Mais hélas, à ce jour rien n'a été entrepris pour lutter plus efficacement contres ces déchets, alors que notre environnement portuaire le mériterait vu la diversité de nos flottes (pécheurs, plaisanciers, gros bateaux de plaisances et commerce...). La réglementation (Directive européenne ) impose que chaque port dispose d’installations de réception des déchets et des eaux usées des navires. Bien sur le port investit petit à petit sur des structures fixes mais tout le monde ne veut pas ou ne peut pas par manque d'équipement y accéder. Ecotank est là pour solutionner le problème.

Olivier, avec son bateau, a fait ses premiers pas dans le port de Séte où il a travaillé bénévolement pendant plus d'un mois en participant à des journées nettoyages organisées par les associations ou lors de l’événement "Escale à Séte". Il a établi une cartographique de l’emplacement des zones noires...un beau travail. Je souhaite que le port de Séte arrive à prendre la même initiative et dynamique dans l'action réelle que le Cap d'Agde.

C.C.


MIDI libre 17 aout 2013.docx

 

Cap-d’Agde Dans le port,P1050243.JPG

objectif: dépollution

Sous convention avec la Sodéal, Olivier Laporte et son Ecotank récupèrent eaux usées et déchets.

Avec ses 3500 anneaux, il est l’un des plus grands ports de plaisance d’Europe. L’été, entre 10000 et 15 000 personnes y séjournent. « Une petite ville», commente Olivier Laporte, ancien skipper à Monaco. Et comme tout être humain, ces vacanciers produisent des déchets. Eaux usées, eaux de cale, déchets solides (huile, solvants…): comment gérer tout ça? Sous convention avec la Sodéal de mi-juin à mi-septembre, Olivier Laporte et son Ecotank propose ce service, une première sur le Cap-d’Agde. « Le port a une obligation par rapport à ces déchets. Un équipement de récupération et de traitement des déchets doit être accessible aux plaisanciers», précise le spécialiste, indiquant le positionnement de la déchetterie du port. Un problème: les plaisanciers sont très peu nombreux à se déplacer pour évacuer leurs déchets, préférant la solution de rejet sauvage directement dans le port. Plus rapide certes, mais totalement contraire au principe de protection de l’environnement.

De l’intervention à la sensibilisation

Après une reconversion professionnelle en 2012, Olivier Laporte est donc allé frapper à la porte de la Sodéal pour proposer ses services. Proposition intéressante pour le gestionnaire du port qui tente l’aventure. Première expérience sur le Cap-d’Agde pour Ecotank, déjà bien installé sur les ports des Alpes-Maritimes.

Entre trois et quatre pompages des eaux usées sont effectués quotidiennement par Olivier Laporte, grâce au 4000 litres de stockage possible dans son Ecotank. Combien ça coûte aux plaisanciers ? La réponse dépend du positionnement du bateau dans le port et de l’équipement installé autour de lui.

Pour une partie du port, le service est totalement pris en charge par la Sodéal. Olivier Laporte, lui, a fait ses calculs. « Je gagne 45 centimes par plaisancier et par mois». Et quand il n’est pas sur un pompage des eaux usées ou sur une récupération d’hydrocarbure avec le groupement d’intervention

sur les pollutions marines (GIPM), le bateau vogue sur le port en quête de macro-déchets: tous ces déchets flottants jetés à la mer par des vacanciers peu concernés. « On m’appelle parfois pour me signaler un amas de déchets, mais il faut encore faire bouger les mentalités», ne désespère pas Olivier Laporte. Toujours un prospectus à la main pour sensibiliser les plaisanciers.

ì Pour plus de renseignements, appeler Olivier

Laporte au 0626773346. Site : www.ecotank.fr.

 

 ELODIE CALAS

 

Commentaires

Voilà une bonne nouvelle !

Écrit par : ulysse | samedi, 17 août 2013

Bravo Olivier. Je connais ton engagement pour la mer que tu aimes et que tu respectes. Que Neptune puisse insuffler aux plaisanciers cet amour et ce respect que tu possèdes pour elle. Les mentalités sont bien plus difficiles à faire bouger qu'un bateau, et vu le nombre de "sangsues" que l'on voit dans les ports de plaisance et le peu de vrais marins que sont les propriétaires de bateaux il y a bien de quoi se faire du souci.
Reste au Port de Sète à sauter le pas et à proposer aux usagers du port des solutions efficaces et intelligentes. Est-ce trop souhaiter ?

Écrit par : Pierre Josse | samedi, 17 août 2013

Il faudrait envisager un gardien aux brises lames durant la période estivale, de quoi décourager les personnes mal intentionnées , à repartir avec leurs sacs poubelles, et laisser l'endroit propre.
A condition qu'ils ne balancent pas les sacs à la mer !!!!!

Écrit par : Michèle | lundi, 16 septembre 2013

Les commentaires sont fermés.