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jeudi, 15 février 2018

Samedi 24 février nettoyage Salins

Avis à toutes les personnes soucieuses de leur territoire nature

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lundi, 12 février 2018

DANS LE PORT DE SETE , LE NAVIRE DE DEMAIN ?

Pour cet article pas de présentation spécifique des divers aspects du port de Sète mais un coup de projecteur est donné sur un type de navire dont la démarche quant à sa construction et son principe nous on parut intéressant quant à la limitation des agressions de tous ordres sur notre environnement.

Le navire E-SHIP 1 est venu s’accoster plusieurs fois à Sète (voir photos). Avec ses 4 imposants mâts rotor, c’est le plus gros bateau (130m) à utiliser la propulsion éolienne qui lui permet d’économiser de 30 à 40% de carburant.

Ce n’est pas la panacée, en termes de protection environnementale, mais c’est une approche intéressante des possibilités techniques qui s’offrent à nous afin de limiter aussi bien la pollution que la consommation de carburants.

Ce navire utilise un principe de physique qui s’appelle « l’effet Magnus » : il s’agit d’un système de propulsion composé de gros cylindres verticaux en rotation capable de produire une poussée longitudinale lorsque le vent est sur le côté.

Les moteurs diésel utilisés seuls pour les manœuvres portuaires uniquement  produisent de l’électricité qui alimente 4 moteurs électriques entrainant les 4 rotors verticaux (4 mats de 27 m de haut et de 4 m de diamètre permettant ainsi un mode de propulsion éolien en mer en captant le vent par l’effet Magnus. La récupération des gaz d’échappement du diesel-alternateur participe aussi à la production d’électricité donc rien ne se perd pour aboutir au final à une propulsion « propre ».

Ce système d’alternateur éolien fonctionnant en moteur permet une vitesse de 17 nœuds (31 km/h) par vent de force 7. Le navire dispose également de 2 propulseurs d’étrave et d’un propulseur arrière. Ainsi donc, la combinaison d’un moteur classique avec la force du vent permet non seulement une économie substantielle de carburant mais aussi une propulsion beaucoup moins polluante.

Le navire E-SHIP 1 fabriqué à Kiel appartient à la société allemande Enercon n° 3 mondial de la fabrication d’éoliennes. Il a été mis en service en 2010.

Sur les photos nous le voyons décharger des…… parties d’éoliennes sur le quai E à Sète.

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D’autres navires expérimentaux obéissants au même principe ont été construits : « L’Alcyon » de Jean-Yves Cousteau en 1980 et le « Calypso  II dont le projet fut abandonné à la mort du Commandant Cousteau.

Gageons que ces nouvelles techniques, encore hélas expérimentales et appliquées à petites échelles, participeront dans l’avenir à la conception et à la réalisation de navires plus respectueux de la nature.

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F.P.

mercredi, 07 février 2018

L'activité croisiere du port de Sète

Nous continuons notre connaissance du Port de Sète. 

D’abord timide, l’activité « croisière » du Port de Sète s’est considérablement développée ces dernières années.

En effet, le nombre d’escales qui étaient de 8 en 2009 (2787 passagers) est passé à 37 escales (24000 passagers) en 2016 et 52 escales (50000 passagers env.) en 2017.

Pour pouvoir attirer et conserver cette activité la Région Occitanie a investi dans des nouvelles structures aptes à accueillir ces navires de plus de 200 m dans de bonnes conditions. C’est ainsi que le Môle Masselin, autrefois dédié aux céréales avec le silo détruit depuis, a été équipé en conséquence, de plus, le quai H autrefois terminal cimentier a lui aussi été livré pour ce type de trafic.

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Comme conséquence de cette volonté de la Région, le quai d’Alger et du Maroc (quai d’Honneur) accueillant autrefois les navires de croisière jusqu’à 200 m de longueur (ainsi que les bâtiments de la Marine Nationale) ont été délaissés et abandonnés à certaines convoitises pour des projets en réhabilitation discutables et discutés.

La ville de Sète, elle-même, a dû s’adapter à ce nouveau trafic, notamment son tissu commercial, en particulier concernant les heures d’ouvertures et les services proposés (restaurants, souvenirs, taxi, accueil en langue Anglaise,  etc….) de même pour l’Office du Tourisme.

Concernant la sécurité et suite aux derniers évènements, l’accueil d’un navire de croisière nécessite toute une série d’interventions liées à la sauvegarde des passagers et du navire : présence d’un gardiennage de filtrage aux abords du quai, portiques électroniques, informations auprès de la Gendarmerie Maritime, contrôles sévères des montées à bord, etc…. Malgré cela, les croisiéristes, américains pour la plupart, sont devenus plus timorés et méfiants, cela se remarque surtout sur les sorties proposées à l’escale, elles sont moins prisées et les clients préfèrent rester en ville, non loin du bateau plutôt que d’aller faire des circuits dans la Région.

Il est à noter, concernant les sorties lors des escales que les destinations préférées des clients sont : la Cité de Carcassonne ainsi que le Pont du Gard.

Le même mouvement s’observe, également, sur le port de Port Vendres avec une augmentation notable des escales et un aménagement de ses quais. Actuellement, les navires, selon leur taille doivent rester sur rade et utiliser leurs embarcations d’accostage.

Par la démocratisation de la croisière, il est aisé de prévoir une augmentation de ce type de trafic à Sète dans les prochaines années avec la construction, notamment, d’une nouvelle gare maritime.

F.P.

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jeudi, 01 février 2018

Joutes publiques "MARINA" salle Tabouriech

C’est dans une salle trop petite que s’est déroulée le mercredi 31 janvier une réunion publique concernant le projet de « quai à yachts » présenté par le Port de Sète. Surpris par l’affluence, les organisateurs ont dû rajouter des chaises tant l’attente du public était grande.
La salle était nettement coupée en deux entre les pros-projet et les antis-projet.
M. Jean Claude Gayssot, Président du Port, a ouvert la séance dans une envolée lyrique dont il a le secret, le tout, sous le scepticisme bruyant des antis.
Le porteur du projet, l’américain IGY avait mandaté son commercial qui, diapositives à l’appui mais sans aucun chiffrage en main, a vanté les qualités économiques voire mêmes civilisatrices et humanitaires de ce projet prévoyant l’accostage au quai d’Alger et du Maroc d’une dizaine de yachts de luxe. Il s’est attardé sur les retombés bénéfiques sur le local (emplois, services, etc…) sous les applaudissements des pros et les quolibets des antis. IGY, paravent des Emirats, a été présenté comme un Messie bienfaiteur tel  un évangélisateur  venu secourir des Sétois égarés.
Cette réunion, présenté comme un échange entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas a vite tourné en débat stérile qui aurait fait les délices d’un Pagnol en mal d’inspiration. En effet, ce fut un art de voir à quel point les questions précises ont été éludées, feintées, avec pléthore de hors sujets et de « dégagements en touche ». M. François Liberti, jouteur oratoire redoutable, a recentré le débat en qualifiant le projet de « hangar à bateaux » faisant fi des visions « bisounours » des instigateurs du projet et au grand dam du « porteur de micro ».
Aux questions, pas de réponses précises de la part des représentants du port qui se sont limités au final à compter sur ce projet pour pouvoir prévoir des investissements portuaires….. Triste fin.
En conclusion, M. Gayssot a reconnu que le débat sera long et semble disposé à de nouvelles consultations de la population. Un vœu a été émis : celui d’un référendum ce qui aurait l’avantage de clarifier les choses.
La réunion s’est terminée dans un brouhaha général, les deux camps se séparant en attente d’une prochaine joute. Une absence de marque a été remarqué celles des élus représentant la ville qui auraient peut-être eu leur mot à dire mais qui ont préféré jouer le rôle du « bel indifférent ».

F.P.

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 le sauveur des Sétois

20180131_193414.jpgloupe

 

 

 

mardi, 30 janvier 2018

Connaissance du Port de Commerce de Sète

Un autre aperçu du Port de commerce afin de connaître le territoire portuaire de Sète-Frontignan bien souvent méconnu du citoyen.

LE TERMINAL VRAQUIER -

Comme on le voit de loin le terminal vraquier du port de Sète !! C'est la première infrastructure que l'on remarque en rentrant à la ville de par la présence de ses gigantesques  grues, telles des échassiers attendant la becquée au bord de l'eau
Le terminal vraquier ou minéralier et situé sur la partie Est du Port de Sète, il est constitué de large terre-plein ainsi que divers hangars destinés à stocker les produits importés, en majorité ou exportés. Son quai est en eau profonde soit 13,50 m de tirant d'eau pouvant accueillir les plus gros navires que le port peut se permettre à l'accostage. Comme son nom l'indique ce terminal est dédié à recevoir de la marchandise en vrac ou pondéreuse.
Il y a là quatre grues face à la mer : à gauche la Delattre, au centre les deux 16 tonnes, à droite la Mague, ce sont pas ses appellations que les manutentionnaires, perdus dans ce gigantisme, reconnaissent leurs outils de travail.

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Elles attendent, immobiles, l'arrivée des bateaux, elles étireront alors leur long cou pour saisir, en cadences, la marchandise venue de loin.

C'est ainsi que se déchargeront le soja, le charbon, le phosphate..... saisis par des bennes en godet, comme des pinces de crabes, vont alimenter le convoyeur à bande placé sous la trémie de chaque grue. C'est ce que l'on appelle « travailler en kangourou », la trémie est placée sous la grue (voir photo) pour éviter tout déplacement giratoire. Un circuit de convoyeurs à bande va stocker la marchandise soit dans les hangars directement soit sur le quai à l('aide de gerbeurs qui façonnent les stockage à quai.

Les quais accueillant les  navires minéraliers et équipés de cette façon sont le quai I3 et le quai I2.

Il faut voir la nuit, à la lumière blafarde des projecteurs, contre ces  quais luisant d'humidité, ces navires venus de loin se faire décharger, en cadence, avec le mouvement lents de ces géants d'acier.

Les quai I3 et I2 ont le tirant d’eau le plus important du port, soit : 13,5 m, c’est, en fait la profondeur à l’aplomb du quai. Ils peuvent recevoir des navires type « panamax » appelés de cette façon car ils ont la taille maximum pour passer le Canal de Panama ( les écluses), environ 32m de large et 294 m de long. Ces navires ont une capacité utile d’environ 75 000 tonnes de charbon en vrac.

A côté du quai I2 cohabite un quai à péniches avec trémie destiné à charger des barges de 1100 tonnes au maximum pouvant remonter le Rhône.

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Navire en cours de déchargement sur le quai I3.

Rédacteur : F.P.